Poursuite

de l'amélioration de l'habitat

d'espèces de poissons en péril

dans les bassins versants

des rivières Yamaska et Richelieu

 

Ce projet pluriannuel s’attaque à la dégradation de l’habitat du chevalier cuivré, une espèce de poisson en voie de disparition selon l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), et de quatre espèces de poisson à statut préoccupant, à savoir le chevalier de rivière, le fouille-roche gris, la lamproie argentée et le méné d’herbe. Ce projet sera également bénéfique pour l’anguille d’Amérique, une espèce à statut menacé selon le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC).

Le projet combine des actions directes d’amélioration de l’habitat, sous forme d’interventions de restauration écologique en littoral et/ou en rive en milieu agricole, et d’atténuation à court et moyen termes de l’incidence des activités agricoles, par la réduction des apports d’engrais azotés et l’augmentation de la couverture de sol. Ces activités seront soutenues par la mise en œuvre d’approches collectives d’apprentissage entre agriculteurs et par des essais individuels aux champs. Le projet comprendra également des activités de sensibilisation visant à améliorer la capacité du milieu à prendre en compte la protection des espèces aquatiques ciblées dans les activités agricoles.

Les activités prévues incluent :

  • Réalisation d’études hydrogéomorphologiques sur 3 sites
  • Planification et réalisation :
    • d’aménagements de stabilisation de berge par des techniques de génie végétal, combinés à l’implantation de bandes riveraines pluristratifiées, sur 3 sites
    • d’aménagements de bandes végétalisées dans le littoral sur 4 sites
    • d’aménagements de bandes riveraines pluristratifiées sur 9 sites
  • Mise en place de 4 groupes (« cohortes »), constitués de 5 à 15 producteurs, autour des thèmes de la réduction des engrais minéraux azotés, et de l’augmentation de la couverture de sol dans les champs, les rives agricoles et les portions de littoral cultivés, grâce à des cultures de couverture ou des cultures d’automne qui resteront en place durant l’automne et l’hiver, à l’implantation/au maintien/à la rénovation de surfaces en cultures pérennes, ou encore à la réduction du travail de sol permettant de maintenir en surface 30 % à 100 % des résidus de culture.

Pour chacun des groupes, au moins 3 rencontres d’échanges d’expériences entre pairs et 2 rencontres dédiées à des séances de formation avec des experts sont prévues.

  • Organisation de deux activités de sensibilisation et transfert de connaissances : une journée de visites terrain sur des sites de restauration écologique de berges à la ferme, et une journée de visites terrain sur des sites de démonstration d’aménagement de berges et de pratiques de gestion optimale en agriculture.

Considérant que les espèces de poisson ciblées sont menacées par l’érosion et la sédimentation dans le milieu aquatique, les mesures de restauration écologique permettront de réhabiliter les fonctions des berges agricoles telles que la protection contre l’érosion et le filtrage des éléments particulaires et dissous d’éléments provenant du champ. Les activités de réduction de l’impact des activités agricoles, quant à elles, contribueront à réduire la charge de sédiments et d’éléments nutritifs dans l’eau, en cohérence avec les mesures d’amélioration de la qualité de l’eau préconisées par les programme de rétablissement et les plans de gestion des espèces ciblées.

Ce projet est réalisé grâce au soutien financier de Pêches et Océans Canada, dans le cadre du Fonds de la nature du Canada pour les habitats aquatiques et les espèces aquatiques en péril – programme de l’intendance de l’habitat pour les espèces aquatiques en péril.

 

 

 

Réalisé en collaboration avec : Fiducie de recherche sur la forêt des Cantons de l’Est, Société d’Aménagement de la Baie Lavallière, MRC Pierre-de-Saurel, COVABAR